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16/04/2016
Le jour sans non

Le jour sans non

Détrompez vous, il ne s’agit pas d’une horrible faute d’orthographe puisqu’aujourd’hui, je vais effectivement vous parler du jour où j’ai décidé d’arrêter de dire “non”.

 

Tout à commencé il y a fort longtemps, lorsque je me félicitais du vocabulaire de mini-blond qui ne comprenait pas ce fameux mot.

 

En effet, maman concernée que j’étais et voulant le meilleur pour mon fils, j’avais lu qu’il était important de ne pas dire “non” à ses enfants, mais d’essayer de formuler les choses différemment pour proposer des solutions ou simplement orienter son enfant vers une autre action/attitude.

Je trouve cette façon de voir absolument extra-ordinaire et épanouissante, et celà même si mon bref résumé ne lui fait pas vraiment honneur.


Si le sujet vous interpelle, vous aurez largement de quoi vous en mettre sous la dent en cherchant un peu sur le net, mais ce n’est pas entirèrement et uniquement le propos de cet article.

 

Arrêter de dire non :
Prise de conscience, partie 1

 

 

Dernièrement, je me suis rendue compte que mini-blond avait la fâcheuse tendance de répondre aux questions ouvertes par “non” :

 

“Comment il s’appelle, ton bonhomme?”
“Non. Michel.”

 

Ce qui est assez amusant, c’est qu’en même temps il dit énormément “bah oui” pour commencer ses phrases (ou confirmer ce que l'on dit), ce qui me fait particulèrement sourire puisque je me suis rendue compte qu'il mimait simplement l'un de mes tics de language.

 

Je me suis donc aussi questionnée sur mon utilisation du “non” et j'ai réalisé que, moi qui voulait l’éviter au maximum, je le disais des centaines de fois par jour.

 

Du simple “non” lors d’une bêtise, d'un désaccord ou simplement pour confirmer une négation*, ce mot rythme mon quotidien et l’écrase par son omniprésence.

*(“Le monsieur n’a pas de casquette”
“Non, le monsieur n’a pas de casquette”),

 

Je me suis rappelée d’un petit challenge que j’avais eu avec mes amis australiens qui consistait à essayer d’arrêter de râler et de dire des phrases négatives.

Ca avait beacoup amélioré mon quotidien et c’est une expérience que j’essaye d’étendre à ma vie depuis, même si j’échoue lamentablement la plupart du temps ;)
J’y pense en tout cas très souvent.

 

Je me suis donc posée la question de l’impact que le “non” pouvait avoir dans ma vie et s’il était possible de mieux vivre en arrêtant de dire “non”.

 

* Attention, je ne parle pas de se laisser marcher dessus (ironiquement, je fais partie des gens qui ne savent pas dire non) ni de laisser faire des choses pour lesquelles on n’est pas d’accord.

Parfois le “non” est, si ce n’est nécessaire, salutaire ! *

 

Mais justement, son impact ne serait il pas bien plus important si on ne l’utilisait pas à toutes les sauces, pour un oui… pour un non?

 

Arrêter de dire non,
Prise de conscience, partie 2

 

Un beau matin, lors de la promenade habituelle, j’ai enfin pris la décision d’essayer de passer une journée sans dire "non".

Et là, ça a été un vrai vrai choc en plein dans ma face :

Il ne m’a pas fallu attendre 5 minutes avant de laisser s’échapper un “non” et pas 5 de plus avant de siffler le deuxième.

En quelques heures j’avais déjà complètement laissé tomber l’expérience dans l’exaspération la plus totale.

 

Le lendemain, même tentative et même échec cuisant.
Pourtant cette fois, j’avais aussi impliqué Blond dans l’affaire, histoire de ne pas avoir envie de perdre la face et donc m'aider à tenir bon.

Pourtant mes bonnes résolutions faisaient déjà partie de l’histoire ancienne bien avant l’heure du déjeuner!

 

C’est en fait assez étrange de réaliser à quel point on utilise ce mot.
Je vous assure, faîtes le test et vous verrez vous aussi à quel point on en use et abuse, à tort et à travers.

 

En prenant conscience de mes "non", je me suis rendue compte que je l’utilisais par facilité puisque dans la plupart des cas, il était tout à fait possible de formuler une réponse autrement.

Plus que ça, il aurait même souvent été bénéfique que je formule autrement : pour aider mon fils à mieux comprendre, pour moi même comprendre ce qui me gênait réellement, pour apporter une solution..

Toutes ces choses dont je vais vous parler maintenant.


parler de façon positive

Think before you speak

 

Tout d’abord, je fais bien plus attention avant de parler.

Ce qui, dans mon cas, n’est pas un mal :)

Oui, il faut tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de parler, j’en suis convaincue, et je pense que le monde se porterait bien mieux si les gens apprenaient à se taire, parfois (et sur les réseaux sociaux, n'en parlons pas) !

Cependant on ne peut pas dire que je vive vraiment à hauteur de mes idéaux sur ce coup là et j’ai peut être un peu, légèrement, tendance à m’exprimer trop promptement.

J’y travaille.

Mais en essayant de ne pas dire "non", j’ai déjà commencé à prendre le temps de formuler mes pensées autrement.

 

Plus de créativité,
Plus d’opportunités

 

Le fait de se donner une contrainte de language est une expérience assez intéressante.

Je me souviens d’une soirée entre amis où l’on avait bannis les mots “quoi”, “voilà” et “enfin” (je pense que c’est tout) et on avait vraiment halluciné sur notre capacité à employer ces mots à tout va, quitte à appauvrir notre language au maximum.

 

De la même façon, en bannissant le non, j’ai laissé la place à d’autres mots.

J’ai d’ailleurs commencé cet article par “Détrompez-vous”, au lieu du “non” que j’aurais employé normalement.

 

 

 

(Là, je vous laisse le temps de remonter pour aller vérifier :D )

 

 

 

Tout cela, c’est déjà bénéfique pour la créativité, pour se renouveler.
Cela pousse notre cerveau à réfléchir autrement, à trouver une autre solution que celle que l’on apporterait habituellement.

 

Et ça, ça fait du bien.

 

La créativité se perd de nos jours, c’est particulièrement flagrant en terme de vocabulaire.

Qu’est ce que j’aime entendre des mots qui se font rares !
Je suis reconnaissante d’avoir des amis qui aiment la langue française (Oriane c’est pour toi) et qui enrichissent mon vocabulaire.

Je me souviens des rédactions en français, quand la prof nous enlevait des points si on utilisait deux fois le même verbe (surtout si c’était “faire” ou “être” !).

Alors qu'aujourd’hui… on “like” et au final, on ne s’exprime plus vraiment. (Ecoute la, la vielle !)

 

C’est d'ailleurs dommage parce qu’on se rapproche de plus en plus de 1984 d’Orwell qui nous présente un monde victime d’une dictature rendue possible par l’appauvrissement du language et l’abrutissement des masses qui en découle (entre autres).

 

 

Mais au delà de la créativité préservée, cette expérience m’a permis de créer de l’opportunité là où, auparavant, tout aurait été stoppé net, par un “non” cinglant et ferme.

 

Au lieu de dire “non”, je vais essayer de répondre :

“Maman n’est pas d’accord, …”

“Si à la place, tu faisais…”

“Je préfère que tu …”

“Penses tu que…?”

“Comment crois tu que…?”

“A ton avis, est-ce que…?”

 

On entre dans une vraie interaction et une possibilité d’amener à la réflexion.

Quant à mon traditionnel :

“Le monsieur n’a pas de casquette”
“Non, il n’a pas de casquette”.

Il est devenu :

Tu as raison, le monsieur n’a pas de casquette”.

 

Et vous savez quoi?

Ca aussi, ça fait du bien !

 

J’ai beaucoup moins l’impression de casser mon enfant, d’être dans le conflit, dans la tension.

maman câlin bébé - arrêter de dire le mot non

 

Et je ne limite pas ça à mes enfants seulement, j’essaye de l’appliquer avec les autres adultes.

Le constat est le même : on crée plus d’opportunités, on communique mieux et on apaise le climat !

 

 

Au :"Tu veux faire une partie de fifa ce soir?”

Mon : “Oh non, j’ai pas envie” est devenu :

“En fait je préfèrerais passer un peu de temps sans écran. Tu vois je me rends compte que…”

 

 

Et ça ouvre une réelle discussion basée sur une vraie réflexion et une introspection.

 

Je sais que ça ressemble à du baragouinage de psy débile et plein de bons sentiments, mais je vous assure que c’est vrai.

 

Dans la première situation, on ferme la porte et cela peut même être blessant pour l’autre.

Dans le seconde situation, on explique, on cherche une solution, on ouvre une autre porte.
On ne se retrouve plus en opposition, mais on se place à côté de son interlocuteur pour avancer ensemble.

 

 

femme allongée dans l'herbe : apprendre à dire oui, arrêter de dire non

 

Alors c’est vrai, je n’ai pas encore réussi à passer une seule journée sans dire non. Mais je suis une battante et depuis, chaque matin, je me fais le même voeux : aujourd’hui, je bannis le “non”.
Et chaque soir je réalise qu’une fois encore je l’ai plus utilisé que ce que n’aurais souhaité.

 

Mais ce n’est pas grave, parce que je vois déjà que mes tentatives changent ma façon de penser.

 

 

Voilà, je m’appelle Agnès et depuis une semaine j’essaye d’arrêter de dire non.

Depuis une semaine j’essaye d’être positive et de voir le verre à moitié plein - même au quart plein.

Depuis une semaine je continue à dire “non”, je continue de râler et je me sens toujours frustrée par rapport aux choses que j’aimerais voir différentes. 

Ma vie ne s'est pas transformée en conte de fées où tout me réussi et où mes enfants ne me prennent plus jamais la tête.

 

Mais depuis une semaine, j’ai appris qu’on pouvait vraiment modifier notre qualité de vie, la qualité de nos rapports humains, simplement en cherchant à communiquer autrement.
En modifiant la façon dont on appréhende les choses.

 

Depuis une semaine, j’ai appris que trois petites lettres peuvent avoir un sale pouvoir sur les gens, mais qu’il ne tient qu’à moi de ne pas les laisser faire.

 

 

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Commentaires
  • Image elfyne 2016-04-16 09:55:04
    C'est un article très intéressant. C'est aussi une chouette initiative.
    Mais je sais pourquoi tu n'y arrives pas, c'est parce que tu perds dès que tu te lèves : "aujourd’hui, je bannis le “non” " Et bim, comme dans "ni oui ni non" tu as déjà perdu. ^^
    Non, plus sérieusement je t'encourage sur cette voie. Il faudra que j'essaye à la rentrée avec mes élèves.
  • Image Darkrevette 2016-04-16 10:35:29
    J'avais déjà entendu parler de ça vis à vis des enfants.
    Tu as déjà vu le film "Yes Man" avec Jim Carrey ? Si ce n'est pas le cas c'est le moment idéal pour le regarder alors. C'est bien entendu un film prétexte à la connerie mais c'est bien drôle ! Dans le fond ça reprend ce que dit ton article, sur le fait de s'ouvrir aux opportunités, de ne pas se fermer derrière un "non". (Bon sauf que lui décide de dire "oui" à tout et ça donne évidemment des situations de grand n'importe quoi)
    Pour parler de moi, le "non" est devenu un jeu à la maison alors je sais que je le dis 1 bon million de fois par jour mais c'est du second degré. Je le dis sur le ton d'un petit n'enfant qui boude et on se marre comme des idiots. Et je le dit pour tout, presque dés qu'une question tombe xD Et ensuite je répond sincèrement quand même lol. Du coup en jouant à ça j'ai l'impression que le "non" n'a plus le même aspect "négatif" qu'autrefois, c'est devenu un jeu entre nous.
    Enfin bref !! Bon courage pour ta quête du Graal, c'est difficile de s'interdire de dire des mots mais c'est drôle aussi x')
  • Image Alk 2016-04-16 12:00:25
    Hello !
    Comme d'habitude, ton article est vraiment super plaisant à lire. Le sujet est intéressant, et tu m'a donné envie d'essayer ! Je me demande ce que ça va donner... Et tout ça m'a fait penser à un film: "Yes Man" de Peyton Reed. C'est un type (Jim Carrey) qui décide de ne plus dire non. C'est intéressant et très positif !
    Des bisous,
    Alk
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