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06/11/2018
La renaissance du 2e trimestre de grossesse.. Tu parles, Charles !

La renaissance du 2e trimestre de grossesse.. Tu parles, Charles !

"Tu vas voir, le 2e trimestre de grossesse c'est merveilleux ! La fatigue s'envole, les nausées avec elle. Tu te sens revivre, c'est le bonheur total. Mais profite bien avant l'arrivée du troisième trimestre, parce que la fatigue reviendra te frapper en plein coeur."

Où comment tout ceci n'est qu'un ramassi de c*nneries !

Bon, soyons clairs : chaque grossesse est différente.

Les grossesses sans trouble (ça existe!)....

En fait, pour mes 2 premières grossesses, j'ai surfé sur mon bonheur; j'ai volé au dessus des ennuis pour vivre un moment de plénitude absolu. Je ne pouvais pas comprendre qu'on puisse vivre une grossesse difficile parce que c'était à des milliers de kilomètres de mon expérience.

Pour être honnête jusqu'au bout, je me demandais même si certaines mamans n'exagéraient pas un peu histoire d'obtenir quelques avantages en considération de la part de leur chéri. Je ne comprenais pas tout le foin qu'on faisait avec le fait de laisser passer les femmes aux caisses ou leur céder la place dans les transports. C'est vrai, même si mes premières semaines étaient assez marquées par la fatigue, j'ai continué ma vie presque exactement comme en dehors de mes grossesses.

La fin de la grossesse de numéro 2 a un peu fait exception : J'étais seule à la maison avec mon grand petit bout qui marchait à peine, j'étais une mère complètement isolée dans une région où je venais de débarquer sans connaître personne et sans famille ( avec un blond présent, certes, mais qui travaillait !). Les dernières semaines ont été longues et dures, avec un bébé très bas qui est arrivé 15 jours avant la date prévue - et Dieu merci!

Mais cette fois-ci. Oh, cette fois-ci ! 

...Les grossesses difficiles (aussi!)

L'horreur du premier trimestre

Déjà, cette grossesse a commencé avec des nausées. Des bonnes nausées du matin au soir et du soir au matin.

Sans cesse, cette sensation de malaise, de mal-être.

J'avais faim, j'avais des nausées.
Je mangeais, j'avais des nausées.

Rien, rien, rien n'a pu m'aider à aller mieux. En plus de ça, il a fait chaud, très chaud, et je ne supportais pas la chaleur. Ça me rendait encore plus malade, avec des bouffées de chaleurs et encore, des nausées.

Alors autant vous dire qu'être malade 24h/24 7j/7 pendand 3 mois complets, c'est vraiment fatiguant. Et éprouvant, nerveusement.
J'ai pleuré. J'ai desespéré. J'ai compté les jours avant le 2e trimestre, j'ai regardé des dizaines et des dizaines de tableaux d'évolution du taux d'hormones HCG pour voir quand il allait enfin redescendre et peut-être me laisser tranquille.

Le non-répit du 2e trimestre

Et puis un beau jour de juillet, je me suis rendue compte que je pouvais avaler quelque chose sans me sentir mal. J'ai petit à petit arrêté de redouter d'avoir faim, d'avoir mangé, de digérer. Les nausées sont parties comme elles étaient arrivées.

Mais ces mêmes jours du 2e trimestre, j'ai commencé à faire des malaises. Je ne pouvais pas rester debout trop longtemps, tout se mettait à tourner. Je ne supportais toujours pas la chaleur. Et même si physiquement ma grossesse était toujours indétectable, mes malaises continuels n'auraient trompé personne.

Mais le pire, c'était la fatigue. Cette fatigue omniprésente depuis le premier trimestre qui n'est jamais partie. Jamais. Elle ne m'a pas laissé un jour de répit. Une fatigue anormale

"Ce n'est PAS. NORMAL."

Je m'entends encore le dire...

C'est cette fatigue qui te fait souffler au moindre effort et à cause de qui tu te traînes comme si tu étais enceinte de 28 mois alors que ton bidon peut encore passer pour un mignon bide à bière ( ou à raclette ).

Et jusqu'au bout, jusqu'au bout du 2e trimestre j'ai attendu ce moment magique où tout redeviendrait facile, où j'aurais un regain d'énergie, où je me sentirais vivante et prête à dévorer la vie, comme ils le disent partout dans les livres.

Mais ce moment n'est jamais venu et le troisième trimestre est déjà bien entamé que cette fatigue m'accompagne encore au quotidien.

Alors j'ai capitulé.

Gérer une grossesse difficile

Je dis difficile mais il faut le prendre avec des pincettes : J'ai de la chance.
Ma grossesse se passe bien sur le plan médical, je n'ai vraiment pas à me plaindre et ne demande pas de compassion.

Mais j'ai du apprendre à vivre autrement pour ne pas m'épuiser et garder mon mental positif.

Protéger son mental

J'ai eu beaucoup de mal à me réjouir de la grossesse à cause de ces malaises. Entendons-nous bien, j'étais aux anges d'attendre cet enfant, mais j'avais du mal, au quotidien, à voir le positif. 

Quand on est 100% du temps malade, c'est dur de s'en réjouir. Et j'ai commencé à culpabiliser pour ça. Quelle mauvaise mère !

Mais la réalité, c'est que c'était vraiment dur pour moi. J'ai eu des moments de détresse où j'ai eu envie que tout s'arrête ! 

Bien sûr, je n'avais pas vraiment envie que tout s'arrête... mais j'étais juste au bout de mes forces, mentales et physiques.

Et ce qui m'a fait du bien, ça a été que les nausées s'arrêtent ! (Alors oui, ça a joué, mais pas que ), ce qui m'a fait du bien, ça a été d'accepter que ça n'allait pas.

Ça a été d'accepter le fait que j'avais du mal à profiterpleinement de cette grossesse  parce que physiquement, c'était pas ça, mais que ça ne faisait pas de moi une mauvaise mère.

Que ça ne faisait même pas de moi une mère qui ne se réjouit pas d'avoir un enfant.

Ça faisait juste de moi une maman qui aime son enfant de tout son coeur mais qui est à bout.

Et relâcher cette pression a été bénéfique. Je me suis pardonnée, j'ai lâché prise, j'ai différencié l'amertume que j'avais envers mon état de l'attitude que je pouvais avoir envers ma fille.

Et en étant plus clémente envers moi-même, j'ai réappris à me faire du bien.

Je me suis mise au Yoga prénatal, et ça a été INCROYABLE ! J'ai pu me recentrer sur moi et sur ma grossesse, trouver du calme, apprécier mes sentations, retrouver de l'énergie. Honnêtement, c'est la meilleure décision que j'ai pu prendre ces dernières semaines.

Ménager son physique

Je peux vous dire un secret ? Je n'ai plus 20 ans !

Accepter qu'en plus des 2 enfants que je n'avais pas pour ma première grossesse et avec qui je vis aujourd'hui, j'avais aussi 6 ans de plus a été salvateur.

Comme une petite vieille qui refuse d'accepter qu'elle est diminuée mais qui doit se rendre à l'évidence, j'ai du admettre que ma vie avait changée et avec elle mes ressources physiques.

Et la fin du 2e trimestre a marqué le commencement des vraies douleurs : contractions douloureuses, douleurs pelviennes et ligamentaires qui s'accentuent...Ma sage-femme vient de me demander de passer 15 jours au repos.

J'ai du mal. Franchement, beaucoup de mal. Mais j'essaye. Et en fait... depuis que je dors, je suis beaucoup moins fatiguée ( merci tellement captain obvious !).

C'est bête à dire, mais même si la grossesse n'est pas une maladie, le corps prend cher et il a besoin de toutes les ressources nécessaires. La culpabilité est dure à surmonter ( je me sens oisive ), mais j'essaye de me rappeler que c'est non seulement pour le bébé, mais aussi pour moi.

Parce que je compte.

Parce que s'épuiser ne sert à rien. Parce que je mérite de me sentir bien.

Et au final, depuis que je me suis arrêtée, je dois dire que ce 3e trimestre est - pour l'instant - le plus facile. Ou du moins pas pire que le 2e :)

Si si, même avec les contractions :)

Enfin, à l'heure où je publie, je m'apprête à retourner me coucher, les yeux tirés et à bout de forces, mais au moins j'ai appris à retourner me coucher... sans culpabiliser ! Ce qui permet de VRAIMENT se reposer.

Not All Grossesses

Alors oui, j'ai appris énormément pendant cette grossesse. Je n'aurais jamais connu ça si je m'étais arrétée à la deuxième et d'un point de vue humain, c'est une expérience enrichissante.

J'ai envie d'encourager celles qui, comme moi, traversent une grossesse pas si facile : Il y a des jours plus beaux.

Mais j'ai aussi envie d'avertir celles qui, comme moi les deux fois précédentes, vivent des grossesses idylliques : ne vous méprenez pas, vous n'avez aucun mérite par rapport aux autres, vous avez juste de la chance. Cette fois-ci, la suivante aussi, peut-être... peut-être pas! 

Alors, ne soyez pas trop prompte à juger ou regarder de haut les autres future mamans qui passent en soufflant.

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Commentaires
  • Image annouchka 2018-11-06 09:45:25
    C'est fou, j'ai tellement l'impression que tu racontes mes grossesses.... mes deux grossesses ont été assez simiaires. Fatigue ++, nausées 9 mois (elles ne sont jamais parties) et malaises 9 mois aussi dès que j'avais chaud ou que je levais les bras :D J'étais très anémiée, j'avais l'impression que quelqu'un m'aspirait mon énergie de l'intérieur (ce qui était réellement le cas d'ailleurs). Et pour ne rien arranger nous étions en travaux et mon appart était un vrai chantier.
    Donc je comprends tout à fait ce que tu ressens et je compatis sincèrement, c'est d'autant plus dur quand il y a les aînés à gérer ! A 37 ans j'ai bien vu la différence avec première grossesse, 7 ans plus tôt. L'avantage c'est qu'on se remet plus vite de l'accouchement qui est une vraie libération !

    Allez courage, ça reste magique malgré tout et je crois que si je ne me sentais pas trop vieille, je serais ravie de remettre ça. Et on dit aussi que les petits 3èmes ne sont que du bonus, il faut se raccrocher à cette idée que le meilleur est à venir pour votre petite famille !
  • Image Charlotte - Enfance Joyeuse 2018-11-06 10:20:25
    Comme tu le dis, chaque grossesse est unique. Et chaque femme a son propre ressenti de grossesse ! Inutile de se juger les unes les autres comme tu le dis si bien. Chaque a son vécu bien à elle !!!!
    En tous cas, je te souhaite que les futurs mois soient plus doux !
  • Image Maman Nouille 2018-11-06 13:04:19
    Ah oui, voilà, maintenant je me souviens pourquoi je n'aime pas être enceinte Xd
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